Au nord, toute !
Publié le 24 Août 2011
En suivant la côte, je ne rencontre pas que des jolies villas et des vestiges du Mur de l'Atlantique. Je rencontre aussi des joggers. Tout plein de joggers. Des joggers du type « pousse-toi de là que je passe », dont une proportion étonnante remercie la méprisable marcheuse que je suis de monter sur le talus quand ils approchent, au risque de rester accrochée dans les branches des arbustes (j'évite le côté falaise du chemin, on ne sait jamais). Je dirais, 10%, à vue de nez. Et encore.
Entre deux passages de joggers, j'arrive à faire des photos. Pour celle-là, c'était facile. Comme disait Freddy Hufnagel, maître à penser et meneur de jeu teigneux de l'Elan Béarnais, période La Moutête : « Quand tu fais face à la mer, les cons, ils sont derrière. » Et puis, entre la conche de Gilet et celle de Saint-Sordelin, le chemin est encore assez large pour que joggers et marcheurs s'y croisent sans trop de contorsions.
Autre façon d'éviter l'incrustation intempestive de joggers sur la photo : le détail. Que ce soit un petit coin de falaise, percé d'une mini-mini-crique...
... ou un bout de rocher dont un fossile dépasse à demi. Fossile de quoi ? Aucune idée. Ce qui est étonnant, c'est que personne ne soit venu le chiper.
Sinon, on peut aussi lever le nez, surtout quand on a l'impression qu'une tondeuse à gazon se balade dans les airs.
D'ailleurs, y'en avait deux, des tondeuses à gazon.
Passée la conche de Saint-Sordelin, changement de paysage. Le sentier littoral (le chemin douanier, si vous préférez) ne longe plus directement la côte. Il en est séparé par un mince rideau d'arbustes... L'apn n'a pas du tout aimé le contraste entre la semi-pénombre du sentier et le ciel bleu pâle du matin, par contre. Souvent, il s'est mélangé les pixels dans les verts et n'a pas su capter la lumière matinale...
à suivre...