C'est beau, un stade, au petit matin...

Publié le 4 Février 2012

Quand j'étais petiote, ce stade me paraissait immense. Bien sûr. Qu'est-ce que cela aurait été s'il avait été achevé... En un sens, cette balade-ci, elle m'a fait rajeunir de... pas mal d'années. Parce que le stade, j'y vais pas tous les matins, y rentrer reste un moment rare, et y rentrer quand il est désert, ben... c'est encore mieux.

Alors, je suis passée sous l'auvent de béton. Côté gare. Côté sud, quoi. Tiens, des pavés de verre !

 

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Pour la vue d'ensemble du-dit auvent, j'ai attendu d'être dedans. Juste histoire de ne pas avoir trop plein de voitures au premier plan sur la photo.

 

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Le stade, donc, aurait dû se déployer sur un plan en ellipse, comme tout stade qui se respecte, avec un vélodrome en prime. L'architecte avait nom Claude Bonnefoy, qui n'a pas fait grand-chose à Royan, sorti du stade et de la célébrissime villa Ombre Blanche — et l'ingénieur, René Sarger. Qui lui, pour le coup, a fait plein de trucs, de l'église au Marché en passant par le château d'eau de Belmont.

 

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Le stade, c'est du béton brut de décoffrage. Comme celui de Notre-Dame. Bien sûr, on aime ou pas cette « enclave » grise au milieu d'une ville essentiellement blanche...

 

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Grise... et rouillée. Comme Notre-Dame, là aussi. Je me suis un peu demandé si ce bout de ferraille était censé tenir les deux dalles de l'escalier ensemble, du coup, je ne suis pas montée dans les tribunes. On ne sait jamais.

 

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Une vue d'ensemble de la double tribune, seule partie du stade qui ait finalement été réalisée conformément au plan d'origine (c'était quand-même rigolo d'escalader le plan incliné en béton pour apporter les feuilles de scores à M'sieur Gaurier, qui officiait au micro dans la petite cabine vitrée...) :

 

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Et retour vers la sortie. Cet escalier m'a toujours fascinée, je crois.

 

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Un coup d'oeil en passant au brise-soleil de béton qui surplombe l'entrée...

 

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... un autre à l'étonnant enchevêtrement de « poutres » en béton, tout en haut du bâtiment, entre les deux branches de l'un des « V »...

 

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Et là, je crois que j'ai vraiment compris pourquoi j'aime bien le béton brut de décoffrage. C'est parce qu'il garde l'empreinte des planches qui ont servi à lui donner forme, ce qui lui confère un je ne sais quoi d'organique, de presque vivant...

 

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Là, par contre... ne me demandez pas ce qu'est cette étrange excroissance !

 

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Il va sans dire que toutes les suggestions seront les bienvenues en commentaire, y compris les plus loufoques (surtout les plus loufoques, même ; vous commencez à me connaître ).

Rédigé par n'ouphi

Publié dans #Pierres

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