Histoires d'eau
Publié le 16 Juin 2010
Pas besoin d’aller jusqu’en Louisiane, ici aussi on a des marées noires. Un peu moins importantes certes, un peu moins dévastatrices aussi, mais n’empêche (à la ligne… quoique c’est peut-être pas le moment). Un abruti qui dégaze dans le port, et voilà le résultat :
Oui, ces trucs blancs, c’est des poissons. La preuve :
Bref, mieux valait lever le nez pour regarder les navions, c’était quand-même plus gai.
Sinon, nous aussi on a eu nos inondations. Rien à voir avec la situation dans le Sud-Est, mais quand-même. De quoi transformer le quartier du Marché en mini-Venise.
Tout ça parce qu’une bonne partie du centre de Royan est en-dessous du niveau de la mer (pas de beaucoup, mais en-dessous) et que, précisément dans ce petit coin-là, passe une rivière qui ne fut pas toujours souterraine. Vous voyez la rue qui part vers la gauche ? C’est la rue de la Source ; pas très loin, il y a une rue Font de Cherves. Et avant-guerre, il y avait une rue du Lavoir. Alors… une bonne averse, une marée montante, et voilà le résultat. Et encore, avant, c’était pire. Hier, il n’y avait qu’au bureau de tabac qu’on avait sorti les serpillières.
Autant dire que quand les fondations du Marché ont été refaites, il y a quatre ou cinq ans, engins et ouvriers avaient les pieds dans l’eau. Et que les zautochtones rigolent doucement devant le vague projet de la municipalité de transformer le boulevard Briand (qui s’étend du Marché à la place de Gaulle) en zone piétonnière, avec parking souterrain. Cuissardes, écopes et Zodiacs fournis ?
Un seul regret : le déluge n’a même pas emporté l’établi sur lequel le bricoleur psychopathe qui me sert de voisin débite des carreaux à longueur de journée depuis une quinzaine. J’attends qu’il s’électrocute. Quand on débite du carreau à 8 heures du mat’, c’est tout ce qu’on mérite.