Hypericum perforatum
Publié le 1 Juin 2011
Des p'tits trous, des p'tits trous ? Pas exactement. Si Hypericum est plus connu sous le nom de millepertuis (millepertuis perforé même, pour la variété qui nous intéresse, et tant pis pour le pléonasme), c'est parce que ses feuilles renferment une multitude de poches secrétrices qui, vues par transparence, semblent être autant de trous.
Le millepertuis est partout, ou presque — Europe, Asie, Afrique du Nord, Amérique du Nord, Australie... où il a été introduit au milieu du XXè siècle et se montre pour le moins envahissant.
Hypericum perforatum est utilisé, depuis quelque 2.400 ans, dans le traitement de certaines affections cutanées (brûlures et contusions, essentiellement), des dépressions et des troubles déficitaires de l'attention. D'ailleurs, les petits noms sous lesquels il est connu (plus de 40 au total, en France), révèlent bien ses multiples vertus... chasse-diable, herbe aux fées, herbe à la brûlure, herbe aux piqûres, herbe aux mille vertus... En anglais, il s'appelle aussi « Balm of warrior » — le baume du guerrier — ou encore, « Touch and heal » : toucher et guérir.
D'ailleurs, c'est de lui que nous vient le mot « baume ». De son appellation grecque, plus précisément. Βάλσαμο (« balsamo », pour les non-hellenophones).
Moi, je trouve que la seule contemplation de sa fleur est un sacré remonte-moral. Avec ses étamines démesurées, il ressemble à un feu d'artifice. Bien sûr, il faut aimer le jaune... pas vrai, Mamzelle ?