Il suffit de passer le pont
Publié le 2 Septembre 2011
Ce n'était même pas un pélerinage à la recherche d'une madeleine qui a dû moisir, depuis le temps. C'est juste que j'avais un truc à faire dans le quartier du Parc, tout près du fronton. Eussé-je été à la poursuite de la proustienne pâtisserie, j'aurais fait un arrêt Chez Muriel. Pour être déçue, forcément déçue. Il y a belle lurette que les tables en métal rouge de mes années lycée ont disparu, et les flippers, et le juke-box (là c'est de la lurette au carré !). Même Domi et Michèle ont disparu. De la madeleine, il ne reste que des miettes.
Une fois le truc à faire fait, j'ai continué tout droit, puis j'ai tourné à droite, et j'ai débouché dans une petite allée jolie.
Et là, je me suis dit : « Tiens, ça fait longtemps que j'ai pas vu le Riveau. » Pas que j'ai jamais été une habituée des abords du Riveau. Ça, c'était pour ceux qui séchaient passaient leurs heures libres entre deux cours à l'Orangerie, pas pour le clan de Chez Mumu.
Donc, après une entorse à mon historique allégeance Mumusienne sous forme de café en terrasse de l'Orangerie, je suis allée voir le Riveau. Le Riveau, c'est notre frontière à nous, celle qui sépare Royan de Saint-Georges de Didonne.
De l'eau, des arbres, des fougères, rien de spectaculaire. Tiens, en parlant d'arbre...
Y'a des gens qui ont des idées bizarres, quand-même.
Moi, je n'avais aucun souhait à déposer. Et si j'en avais eu un, je ne l'aurais pas laissé sur cet arbre piteux. Alors, j'ai passé le pont et continué à suivre le Riveau.
Jusqu'au moment où je n'ai plus pu le suivre... dommage, ça avait l'air joli, un peu plus loin.
Alors, j'ai filé droit vers la plage. Droit vers les rochers de Vallières...
Et, comme souvent, j'ai eu envie d'aller redécouvrir ce qui se cachait plus loin...