Jusqu'au bout de la route
Publié le 20 Novembre 2011
Bien. Une curiosité naturelle, disais-je. Heureusement, elle nous a attendus !
Cette curiosité naturelle, la voilà.
Un puits dans la falaise, qui communique avec l'océan par une vaste ouverture surmontée d'un pont de pierre. A marée montante, quand ça brasse un peu, le spectacle est assez impressionnant.
Ce matin-là, la mer était calme. Mais c'était joli quand-même.
Par contre, j'ai pas trop osé m'approcher. On ne sait jamais. C'est pas un terrain très favorable au crapahutage en tongues, par là-bas.
Notre curiosité naturelle a un nom : le Puits de l'Auture. Elle a aussi une histoire : au Moyen-Âge, elle était connue sous le nom de fossa luputura (fosse loubière). Légende ou non ? C'était vers ce puits qu'étaient repoussés les loups lors des battues menées par les seigneurs de Didonne et de Royan.
Le Puits de l'Auture, c'est aussi un ensemble de sons. Les vagues qui viennent buter sur le pont de pierre, le ressac sur les parois du gouffre, l'eau qui ruisselle des aspérités de la roche.
Voilà. Nous sommes arrivés au bout... ou presque. Au bout du pays des carrelets, du moins.
Enfin... presque.
Gros plan sur filet...
Dans quelques centaines de mètres, c'est la Grande Côte. Ces quelques centaines de mètres, elles sont occupées par une bande de sable qui disparaît complètement pour peu que la marée soit un peu haute.
Le carrelet n'y existe qu'au tout début, et encore : à l'état de vestiges.
Il faudra que je retourne dans ce coin-là. Un jour de grand vent, où le Puits de l'Auture prend des allures de geyser.
Mais aussi par temps calme, pour chasser les dernières traces de la position Gi14...