Kawaii desu ne !
Publié le 18 Mars 2012
Quand on remonte l'avenue du Parc (pas qu'elle soit pentue, cette avenue, c'est juste façon de parler), en direction de l'avenue Émile Zola, on croise de très jolies villas. Et soudain, au détour d'un virage, se dessine une étrange silhouette...
... celle de l'une des villas les plus choupinettes du quartier du Parc, voire même de tout Royan. L'une des plus anciennes aussi, puisqu'elle fut édifiée en 1886 par l'architecte bordelais Eugène Gervais, pour son propre usage. Il pouvait se le permettre : dessiner les plans de Mon Rêve et du Paradou (entre autres) avait dû lui remplir les poches.
Kosiki, c'est une villa élevée en partie sur cave, comprenant trois niveaux. Au rez-de-chaussée, cuisine, salle à manger et salon, qui s'ouvre sur une galerie.
Au premier, trois chambres et deux petites pièces. Et au dernier niveau, deux chambres supplémentaires (d'où la vue sur la mer est exceptionnelle, d'après Flore) et un débarras.
Kosiki, c'est l'amour du détail. Les descentes d'eau sont devenues gargouilles, façon tête de dragon tout ce qu'il y a de plus oriental.
Las, Kosiki la kawaii sent le poids des ans... supports d'avant-toits qui se détachent (d'ailleurs, la dernière fois que je suis passée dans le coin, il avait fini de tomber)...
... peinture qui s'écaille, ferronnerie qui rouille...
Au fait : que l'on ne se fie pas aux apparences fantaisistes de cette villa. Eugène Gervais fut aussi en son temps un architecte du genre novateur. Un quasi précurseur de l'architecture contemporaine, adepte du mur rideau (en gros, un type de façade qui ne participe en rien à la stabilité d'un édifice, laquelle n'est assurée que par les planchers et une structure de piliers).
Pourvu que Kosiki soit restaurée à temps...