La position Hamburg
Publié le 24 Juillet 2011
Si j'ai eu envie d'aller remplir la carte mémoire à la Grande Côte (je ne l'ai pas remplie d'ailleurs, loin de là), ce n'était pas seulement pour le plaisir de faire bisquer les « terriens » avec des photos de sable, de phares et de vagues. Ni pour m'intéresser d'un peu plus près à l'histoire du « Petit Poucet ». C'était aussi parce que, depuis un bon moment, je suis attirée par les blockhaus qui jalonnent la côte...
Ici, j'adresse un grand merci aux passionnés qui interviennent sur le forum Atlantikwall en France, où j'ai trouvé une mine de renseignements. A force de fouiner, j'y ai déniché des informations sur cette position, ainsi que deux cartes. L'une qui couvre l'ensemble de la poche de Royan...
... et l'autre, qui s'intéresse plus spécifiquement à cette position.
Par contre, c'est dans l'un des magazines gratuits de la ville, Cara'Mag', que j'ai compris le système de classification des bunkers. « Gi », c'est le nom du secteur dans lequel nous nous trouvons : « Gironde Mündung Nord ». Suit un nombre, compris entre 0 et 60, qui localise précisément la position. Le « H » indique que le bunker appartient à l'armée de terre, « Heer ». Ensuite, un numéro d'identification propre au bunker et, pour terminer, l'année de sa construction.
Pour compliquer encore un peu les choses, chaque position a un nom de code — « Hamburg » pour la position G12.
Ce blockhaus-ci, c'est le Gi12 H12 1943 (de type H669, pour ceux que ça intéresse). Reconnaissable sur la carte à la plateforme de tir qui en dépend (et qu'on distingue sur la photo ci-dessus). Grâce aux « bunkerarchéologues » du forum Atlantikwall, je sais maintenant que l'ouverture que l'on distingue donne accès au tobrouk (ou Ringstand, poste de combat doté sur le dessus d'une ouverture circulaire permettant un tir à 360°), et que les crochets qui hérissent les arêtes du blockhaus étaient destinés à accueillir les filets de camouflage.
Des blockhaus de la position Gi12, le H12 est le seul à être encore debout... enfin, il me semble. A proximité, des blocs de béton affleurent à la surface des dunes...
Peut-être les soutes des quatre plateformes de tir, que nous découvrirons dans un prochain article.
à suivre...