Le ciel, le soleil et la mer... mais pas que
Publié le 26 Septembre 2010
Hier, sur le coup de 8h30, le ciel était tout bleu (ou presque). Et quand je vois un ciel tout bleu (ou presque), tôt le matin… j'ai comme des fourmillements dans les doigts de pieds.
C'était peut-être la dernière occasion de l’année d'aller mettre les pieds dans l’eau. Direction la Grande Conche, donc. Traversée du désert (bien plus facile quand le-dit désert a été arrosé par une belle averse nocturne)…
… et c’est parti pour 2 kilomètres et demi (et quelques grains de sable), les pieds dans l’eau. Elle était toute bleue, et même pas froide.
Si j'aime autant le matin, c'est parce qu'il y a des chouettes lumières, et presque personne pour en profiter.
A la hauteur d'« Aigue-Marine », je dois avoir fait la moitié du chemin. Un coup d'oeil derrière moi…
… un autre droit devant…
Et là, je commence à rencontrer de la vie. Des drôles de petits oiseaux, en quête de bestioles à picorer. Je passe un moment à les regarder.
Et quand une vague arrive : repli !
Ces petites boules de plumes sont des bécasseaux sanderling, que m'a dit Google.
Enfin, j'arrive au Riveau. Ou ce qu'il en reste. Le Riveau, c'est le fleuve (ben oui : tout cours d’eau qui se jette dans la mer, indépendamment de sa taille, est un fleuve !) qui sépare Royan de Saint-Georges de Didonne. Avant le réensablement de la Grande Conche, vers 1999, on le voyait sortir d’une grosse canalisation et se jeter dans l’océan. Maintenant, la canalisation est sous le sable, et il se débrouille comme il peut entre deux désensablements à la pelleteuse — merci Frédéric (sinon, il passe tout à droite de la photo).
Là, c'est le coin des mouettes. Y'a des traces de papattes partout. Mais les mouettes sont encore plus trouillardes que les bécasseaux. Pas moyen d'avoir le troupeau entier.
Il reste… quoi… 500 mètres ? Bon, j'irai pas tout à fait jusqu'au bout, parce qu'au bout, il y a de la vase. Et que se balader en terrain épisodiquement vaseux, c'est mieux quand on est accompagné. Suffit de laisser l'accompagnateur passer devant pour voir s'il est englouti ou pas (s'il est englouti, on peut toujours marcher dessus pour continuer).
Et puis, j'ai assez embêté les mouettes comme ça.
Un coup d'oeil aux rochers, qui marquent le bout de la pointe de Vallières…
… un autre à la falaise (je connais quelqu'un qui habite par ici et qui voit de temps en temps des bouts de son jardin tomber sur la plage… j'espère qu'elle a un grand jardin, quand-même)…
Ne reste plus qu'à faire demi-tour. 2 kilomètres et demi (et quelques grains de sable), les pieds dans l'eau, face à un petit vent du genre frisquet… au pas de gymnastique, pour prendre les nuages de vitesse !

