Passe ton bac d'abord !

Publié le 17 Août 2010

Avant, le bac, c'était ça :

 

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Il y avait « La Gironde », « Le Verdon », et… j'ai oublié comment s'appelait le troisième. « Le Médoc », peut-être. Logique : le bac, il part de Royan et traverse l'estuaire de la Gironde pour arriver au Verdon, dans le Médoc. Hors-saison, deux bacs faisaient le trajet. En saison, le troisième venait en renfort. Mais les files de voitures se faisaient de plus en plus longues… des heures d'attente avant de pouvoir embarquer… pas d'autre solution que de mettre les vieux bacs au rebut, et de les remplacer par un transbordeur plus grand.

Il a fallu creuser, creuser. Parce que le nouveau bac, il allait avoir un tirant d’eau légèrement supérieur. Et il a fallu construire une structure métallique contre laquelle il vienne s’appuyer (l'embarquement se faisant par l'avant, et non par le côté comme sur les anciens bacs), agrandir le parking… et tout ça ne s’est pas fait sans peine. J'ai quelque part le négatif d'une photo où l'on voit une pelleteuse échouée, en passe d'être recouverte par la marée montante…

Et, une fois tout creusé, construit, agrandi, modernisé, horreur : le nouveau bac, il va jamais rentrer ! Il faut changer les plans ! La bête a quand-même fini par rentrer en service, seule hors-saison, et rejointe par « Le Verdon » de juin à septembre. Pas encore suffisant pour transporter tout le monde… il y avait des jours, en été, où les voitures formaient une file de plus d’un kilomètre… Alors, cette année, « La Gironde » version an 2.000 a accueilli sa soeur jumelle, baptisée… je n'en ai aucune idée.

Du coup, ce petit coin de port, il est beaucoup moins joli, avec cette énorme structure métallique qui barre la vue vers le quai et le phare. Mais l'embarquement et le débarquement attirent toujours leur lot de spectateurs… c’est l'une des attractions du port, en somme.

Et une voiture, une ! On peut en caser pas loin de 140, dans le ventre de « La Gironde ».

 

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Y'a la place : 71 mètres de long, 18 de large.

 

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Pendant que les passagers embarquent, on s'occupe comme on peut… en faisant des photos, par exemple. Que ce soit depuis le bateau…

 

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… ou depuis la murette où je me suis installée (comme d'habitude, quoi).

 

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Là-bas, la pointe de Vallières, à l'extrémité de la Grande Conche :

 

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Bon, elle est bien jolie cette amarre, mais c’est quand qu'on la largue ?

 

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Ah… une sirène et un truc qui clignote en orange… on replie les rampes d’embarquement… vous trouvez pas que ça fait un peu bestiole de film d'horreur ?

 

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Pendant ce temps, un jeune homme largue les amarres. Pas trop tôt, je prenais racine sur ma murette !

 

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Machine arrière, toute ! Façon de parler, il avance dans les deux sens, le bac. Il est ambi-quelque chose, mais j'ai oublié quoi.

 

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Temps calme, mer d'huile…

 

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D'ici une vingtaine de minutes, il sera de l'autre côté…

 

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Après avoir croisé son sistership en route !

 

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(et je ne sais toujours pas ce que fait le « Côtes de Blaye », qui est censé assurer la liaison trans-Gironde entre Blaye et Lamarque, à une soixantaine de kilomètres plus au sud dans l'estuaire, dans le bassin des chalutiers du port de Royan…)

 

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Rédigé par n'ouphi

Publié dans #Instants

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