Qui qu'a fait quoi ?
Publié le 8 Octobre 2009
Si je vous dis...
Bien sûr, vous connaissez. Et si je vous dis...
Vous connaissez aussi, forcément. Si je vous dis...
Vous connaissez encore. Tenez, même si je vous dis...
Pareil, vous connaissez. Obligé ! Et si je vous dis...
Vous connaissez aussi, non ?
Vous connaissez ces cinq oeuvres et... allez, au moins trois de leurs auteurs. Tiens, j'en rajoute une sixième, tant qu'on y est.
Et même une septième, parce qu'il est amusant, ce petit jeu.
Je pourrais continuer, mais on va peut-être arrêter le compteur à sept. Sept oeuvres que vous connaissez forcément pour les avoir vues et revues, sept oeuvres qui appartiennent au patrimoine mondial, comme on dit, à notre patrimoine commun à tous, et dont vous connaissez sans doute l'auteur.
Et si on faisait le même jeu, mais avec des photos ? Une première :
Une autre :
Et une autre, plus connue encore que les deux premières :
Une quatrième ?
Intéressant, ce petit jeu, non ?
Encore une, tout aussi connue que les précédentes :
Là aussi, on va arrêter le compteur à sept, avec une photo peut-être un chouïa moins connue que les précédentes, mais quand-même.
Maintenant, la question qui tue : qui a pris ces photos ? Et la question subsidiaire : pourquoi, dans la plupart des cas, le nom du photographe ne reste-t-il pas associé dans notre esprit à ces images archi-connues, vues et revues, que ce soit dans les bouquins d'histoire, dans les magazines, dans les docus, à la télé ?
Autre question : pourquoi l'immense majorité des photos qui nous ont marqués sont-elles en noir et blanc ? Non, ce n'est pas une question d'époque ou de technique. Même ces deux photos du 11-Septembre (là pour le coup, je n'ai pas trouvé le nom du photographe, la faute à la démocratisation et de la photographie, et de sa diffusion, avec Internet), si elles ne sont pas en noir et blanc, sont tellement monochromes qu'elles semblent presque l'être.
Est-ce que c'est parce que le noir et blanc, en magnifiant l'image, en l'éloignant de la réalité du monde tel que nous le percevons, nous apporte la sensation que ces photos-ci n'ont pas été prises dans notre univers ? Renforce l'impact, la force onirique des images de gaieté et d'insouciance, établit une « distance de sécurité » bienvenue entre le spectateur et ces images de guerre ? En noir et blanc, le sang n'est jamais rouge...
Pourquoi, de ces deux clichés pris par le même photographe, à quelques secondes d'intervalle, est-ce celui en noir et blanc qui est resté dans l'histoire, et dans les mémoires ?
Des questions, des questions...et pas de réponses.