Si j'avais su...
Publié le 13 Septembre 2011
Ne vous méprenez pas : longer la Grande Conche d'un bout à l'autre et retour, les pieds dans l'eau, j'aime bien. Même la compagnie turbulente d'un garnement adepte de la marche accélérée ne me fait pas bouder mon plaisir. Mais ce jour-là...
Bon, d'abord je me suis assise cinq minutes dans le sable, histoire de souffler un peu. Je devais avoir quatre ou cinq kilomètres dans les pattes... si pas six ; c'est qu'à force de faire des détours, on accumule les hectomètres ! C'est pas grand-chose, d'accord, mais ça fatigue un chouïa. Et puis, y'avait du spectacle.
L'école de char à voile de Saint-Georges (ben oui, ce morceau-là de la Grande Conche, il est à Saint-Georges) qui profitait de la large bande de sable lisse découverte en ce matin de grande marée.
Le tout, sous la garde du phare de Cordouan, bien entendu. Ce qui est amusant, c'est que ça me perturbe toujours un peu de le voir depuis Vallières. La Grande Conche est tellement longue qu'on finit par oublier qu'elle est courbe, et que le point de vue que l'on a depuis l'« autre bout » est complètement différent. Du coup, ça donne l'impression que Cordouan s'est déplacé en catimini pendant qu'on regardait ailleurs.
Bref. L'heure est venue de se remettre en route. Le ciel est d'un joli bleu, la mer aussi, il fait bon...
... on va pouvoir rentrer les pieds dans l'eau...
... sauf que l'eau, elle a une drôle de couleur.
Et que le sable, il a une drôle de consistance.
Je sais pas si je vous ai dit : c'était un jour de grande marée (ah oui ? Je vous l'ai dit ?). Et du coup, le terrain était légèrement vaseux. Entrecoupé de zones de sable mêlé de p'tits cailloux et de bouts de coquillages en voie de sablification, où le pied s'enfonce encore plus. Mais c'était joli.
Comme je suis idiote têtue, j'ai continué à avancer, les pieds dans l'eau brunâtre. Croisé le bac, en partance pour l'autre côté...
Et la vedette de la SNSM qui sortait du port. Magie du zoom qui écrase les distances, elle semblait glisser dans quelques centimètres d'eau seulement. Là, je m'étais réfugiée en terrain stable. Ce coin-là de la Grande Conche, il est notoirement vaseux la plupart du temps, alors ce matin-là... !