Effet de miroir
Publié le 1 Septembre 2011
Reprenons la façade nord de Pontaillac là où nous l'avions laissée, et intéressons-nous à Iris. Oeuvre de l'architecte bordelais J-P Pichot, Iris, nous apprend Frédéric Chasseboeuf, a été érigée en même temps que l'une de ses voisines. Mais si Iris a les honneurs des « Villas de la Côte de Beauté », la voisine en question n'y figure que l'espace de quelques lignes. Après un méticuleux examen des indices, je soupçonne très fortement qu'il s'agit de cette maison-ci :
« ... prolongée par un ajout récent peu harmonieux... » : ça doit être ce parallélépipède tout blanc. Du coup, je soupçonne tout aussi fortement la villa que l'on distingue derrière l'ajout en question (et dont j'ai parlé il y a quelques jours) d'être le « charmant pavillon de gardien » évoqué par Chasseboeuf.
Un coup d'oeil à cette voisine sans nom...
Au final, l'ajout ne me dérange pas tant que ça. Elle serait sans doute plus jolie sans mais, dans la catégorie « Massacre architectural », on a vu pire. Bien pire. Au moins, la partie qui jouxte la villa d'origine a été un peu travaillée.
Bon ! Et Iris, dans tout ça ? Eh bien, elle est un peu plus petite (enfin... moins grande) et sa tour vient se nicher dans l'angle de son plan en L. Et elle est beaucoup plus travaillée.
Iris hésite entre cottage et castel. Du cottage, elle a le plan et le large avant-toit ; du castel, la fantaisie. Comment ne pas être attiré par cette magnifique tour hexagonale, avec son décor de briques, ses mâchicoulis d'opérette et le garde-corps qui la couronne ?
Sur la façade principale, le nom de la belle a disparu du panneau de céramique. Mais un p'tit oiseau s'est invité sur le fronton sculpté qui le couronne.
L'entrée, il faut aller la chercher sur la gauche de la tour, dans le petit espace qui la sépare du segment horizontal du L...
Entrée que l'on découvre surmontée d'un blason (un écu classique d'azur, pour les puristes) orné d'un heaume et d'un bras armé. Vrai blason, ou pure fantaisie ? Y a-t-il un héraldiste dans le coin ?