La corniche... le retour
Publié le 30 Juillet 2011
Hier matin, il faisait beau. Et quand il fait beau, je suis saisie de démangements dans les orteils et du besoin irrépressible d'aller voir s'il fait aussi beau ailleurs. Vers Pontaillac, par exemple, histoire de continuer à étoffer ma collection de photos de chouettes villas.
Donc, j'ai foncé droit vers Pontaillac, passant devant Salammbô, Les Amazones, Les Palmiers, La Sapinière (entre autres), et c'est au retour que j'ai pris le chemin des écoliers. Phoebus, Jeanne d'Arc, Les Roches... quelques minutes à flâner sur la falaise... et je suis allée voir Saintonge.
Saintonge, anciennement nommée L'Automne, date des premières années du XXè siècle. A un moment de son histoire, elle a été divisée en appartements — et c'est à ce moment-là qu'on lui a rajouté ces énormes balcons sur colonnes. Qui ne nuisent pas à l'ensemble, d'ailleurs.
Selon une tradition familiale relatée par Frédéric Chassebœuf, il semblerait que cette imposante villa n'ait pas été construite suivant le plan d'origine. Trop cher, on arrête tout, et tant pis si c'est pas tout à fait fini. Les toits prendront naissance plus bas, et l'étage supérieur sera percé de lucarnes au lieu de grandes fenêtres.
L'architecte a nom Robert Touzin. L'entrepreneur, c'est Joseph Ricoux, qui jouit d'une belle renommée dans la région. Et le commanditaire, c'est Armand Moreau, négociant en vins bordelais.
Il faut aller chercher l'entrée de cette belle grande villa sur sa façade nord, avenue de la Falaise. C'est une belle entrée, avec un escalier et un splendide perron à colonnes.
Le style de cette entrée tranche avec l'aspect général de la villa, qui lorgne du côté du cottage. D'après Frédéric Chassebœuf, il faut y voir un clin d'œil de Robert Touzin à l'architecture néo-classique de la ville d'origine du commanditaire.