Rififi au Mogador
Publié le 2 Mai 2011
J'aurais pourtant dû me douter que ce Premier Mai aurait un je ne sais quoi d'étrange. Déjà, en arrivant sur Foncillon... que découvris-je ?
La plage avait (encore) été floudée !! Et au loin, il y avait ça :
Qu'est-ce qu'une jonque fichait ici ? J'ai ma petite idée...
Tiens, ils ont réparé le trou dans la terrasse, au Mogador. Pas une mauvaise idée, ma foi.
Soudain, de l'autre bout de la terrasse, s'élève une voix. Pas contente, la voix.
— Ça se fait, de pisser contre un mur ?
— Et alors ? Ça vous regarde ?
— Oui, connard !
Il a beau être dans un camping-car, le compisseur fraîchement descendu du bac, le justicier de la terrasse le domine.
Échange d'amabilités pendant quelques minutes... klaxons impatients derrière le camping-car... qui finit par redémarrer.
Pendant ce temps...
Je suis sûre que toute cette histoire n'était qu'une diversion.
Du coin de l'œil, j'entraperçois le camping-car, entre deux bâtiments. Il ralentit... recule... et voilà que surgit sur la terrasse le compisseur pris la main dans le... disons dans le sac. Il a l'accent qui va avec son immatriculation 31, et un physique de demi de mêlée (ça va avec aussi, hein).
Ici, quelques minutes d'un échange assez vif durant lequel le compisseur fait remarquer au justicier des terrasses qu'il est poli, lui, et qu'à son âge, c'est-y pas une honte de s'exprimer de la sorte. Le justicier, dans une louable tentative d'apaisement, lui propose comme qualificatif alternatif celui de « singe ». Le serveur, de l'autre bout de la terrasse, lance un vigoureux « Bon maintenant... » qui ne porte pas à plus de cinquante centimètres, fait deux pas en avant, se ravise, et regagne son poste d'observation.
— Et sur ce, je vous souhaite une bonne fin d'appétit, Monsieur. Et Madame.
Sortie pleine de panache du compisseur. Oui, il a dit « bonne fin d'appétit ». Je crois qu'il était troublé.
Pendant ce temps, un p'tit bateau tourne en rond. C'est peut-être la brigade des casiers ? Zut, même pas. Déception.
Sur le port, c'était beaucoup plus calme. Dommage. Y'avait bien la brigade spéciale de nettoyage du platelage en bois (le platelage, c'est les planches qui sont par terre, rien de plus), mais elle était toute tranquille, elle.
Sinon, au G***** I** C****, il y a un serveur qui me fait furieusement penser à Antoine Saint-John. Phoebe de Friends est toujours là, mais Ross est parti. Tant pis.