Une petite maison toute simple...
Publié le 18 Octobre 2011
Allez... on attaque la dernière ligne droite, côté Saint-Palais, celle qui va nous mener du phare de Terre Nègre à la Grande Côte.
En parlant de Terre Nègre, c'est aussi le nom de cette villa cossue du début du XXè siècle, assez difficile à voir derrière son mur d'enceinte (merci à l'apn d'avoir mis au point sur le portail, au fait).
Terre Nègre, contrairement à l'immense majorité des maisons de la côte, tourne le dos à la mer. Elle est devenue hôtel — plus précisément, elle dépend de l'hôtel Primavera, qui la présente sur son site comme « le cottage ». Et ma foi, cette dénomination va comme un gant à cette grande villa dotée d'une façade de style anglo-normand, sans équivalent sur la Côte de Beauté.
Primavera, venons-y. Mais en vitesse, parce qu'elle est orientée de telle façon (face à la mer, elle) qu'elle est difficile à photographier le matin. Primavera, c'est... comment dire... jugez-en par vous-mêmes !
A l'origine, Primavera est une villa au plan en L, comme il en existe beaucoup sur la Côte de Beauté. Mais voilà qu'elle se retrouve aux mains d'un couple fou d'architecture romane saintongeaise, l'économiste et banquier d'origine bordelaise Louis-Jean d'Auby et son épouse Marie-Gabrielle Ducreux. Lesquels décident de complètement la remanier.
Un architecte, Félicien Balley ; un entrepreneur, Gustave Baudet ; un sculpteur, Jean-Adrien Barbot (qui venait d'oeuvrer sur le casino municipal de Royan). En 1905, l'équipe est constituée, y'a plus qu'à.
Plus qu'à quoi ? D'une, plaquer sur les façades initiales un décor roman en pierres de taille. De deux, agrandir la villa. Et le résultat, le voilà. Une profusion de colonnes, de chapiteaux, de modillons, d'arcs en plein cintre...
... le tout dans l'esprit de l'architecture des églises romanes de la région.
Et, promis juré, il y aura ici un de ces jours d'autres photos, avec un éclairage plus propice. Parce que Primavera mérite un article pour elle toute seule, si pas deux !
Bien. Face à Primavera, que trouve-t-on ? Une petite plage, celle du Concié (à ne pas confondre avec la plage du Conseil, surtout pas !).
Et aux abords immédiats de la plage du Concié, que trouve-t-on ?
Héhé. On ne s'en lasse pas, hein ?
Moi, en tout cas, je ne m'en lasse pas...
On va peut-être quand-même arrêter avec les carrelets et revenir sur le chemin.
Zut, encore un. Y'a pas moyen d'y échapper, dans ce coin-là. Au bout du chemin, nous en rencontrerons encore une flopée, d'ailleurs. Mais nous rencontrerons bien plus étrange...