De Didonne en Saint-Georges
Publié le 18 Octobre 2011
A Saint-Georges-de-Didonne, donc, il y a une église. Pas facile à dater parce que, comme pas mal d'églises, elle a souffert des guerres de religion et subi pas mal de modifications au cours des siècles.
La construction de cette église débute au XIIè siècle. D'ailleurs, ce n'est pas une église mais un prieuré, le prieuré Saint-Georges, qui donnera son nom au village qui l'entoure. Un peu plus loin se trouve le village de Didonne, au pied du château-fort des seigneurs du même nom.
Un bond en avant de quelques siècles, histoire de passer au-dessus des guerres de religion, et nous voilà à l'aube du XVIIè siècle. Tout ce qui reste du prieuré, c'est la nef de l'église actuelle et sa façade percée d'un portail roman à arc brisé et surmontée d'un campanile. L'ensemble est restauré en 1606.
En 1784, l'église s'agrandit, avec la construction du transept. Une petite centaine d'années plus tard, nouvel ajout : une abside et deux chapelles latérales, avec absidioles.
Et le clocher ? Il faut attendre dix ans encore pour le voir apparaître.
Ne manque plus qu'une sacristie. Elle sera construite en 1921, entre le clocher et une chapelle de plus, édifiée en 1852.
En 1945, l'abside et l'une des chapelles sont sinistrées, et reconstruites.
Quant aux vitraux, ils sont tout récents, puisque posés entre 1938 et 1947.
Par contre, les bénitiers, ils sont un peu plus vieux. Beaucoup plus vieux, même. C'est qu'à Saint-Georges, en guise de bénitiers, on trouve trois des six chapiteaux provenant du prieuré du XIIè. A l'entrée, Daniel dans la fosse aux lions.
Dans le bras nord du transept... aucune idée (superbe bouteille en plastique du XXIè siècle, n'est-ce pas ?).
Il me manque quatre chapiteaux, du coup. Ça sera pour une prochaine fois.
Un dernier coup d'œil au chœur... j'ai trop aimé la façon dont la pierre accrochait la lumière teintée par les vitraux...
Et un dernier coup d'œil au clocher chapeauté d'une flèche gothique, mais orné de sculptures néo-romanes dues à... je ne sais plus — pourtant, je suis certaine de l'avoir lu quelque part.